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Il ne vous reste que 15 étés
Depuis 2011, chaque année a offert une raison de rester prudent. Pourtant, un portefeuille équilibré a généré 8 à 10 % par année. Voici ce que révèlent 15 ans de marché.
7/20/20262 min read


Si vous avez 50 ans aujourd'hui, il vous reste environ 15 étés que vous appellerez encore des vacances. Ensuite, ils porteront un autre nom : la retraite.
Quinze étés devant. Et derrière, quinze années de marché qui offrent une leçon rarement chiffrée avec honnêteté.
Depuis 2011, chaque année a fourni une raison légitime de rester sur les lignes de côté : la pandémie et la correction de 2020, l'inflation et le resserrement monétaire de 2022, l'invasion de l'Ukraine, les tensions bancaires de 2023, les cycles électoraux américains, la transition politique et les menaces tarifaires de 2025. À chaque étape, le consensus invitait à la prudence, voire à l'attente.
Or, sur ces quinze années, un portefeuille équilibré classique — 70 % actions, 30 % obligations de qualité, rééquilibré annuellement — a généré un rendement de l'ordre de 8 % à 10 % par année, en incluant deux années négatives (2018 et 2022). À titre de référence, un capital investi selon cette répartition aurait été multiplié par plus de trois fois sur la période.
(Rendement d'un portefeuille de référence composé d'indices actions et obligataires, brut de frais et exprimé dans la devise des indices. Rendement passé présenté à titre éducatif; il ne préjuge pas des rendements futurs. Un portefeuille réel, net de frais et en dollars canadiens, présenterait des résultats différents.)
Le coût rarement nommé n'est pas une perte : c'est une croissance potentielle jamais réalisée. À titre purement illustratif, un capital de 100 000 $ resté de côté pendant quinze ans, plutôt que déployé à environ 9 % par année, représente un écart de l'ordre de 260 000 $ de croissance à laquelle on a renoncé. Ce n'est pas le marché qui a retiré cette somme. C'est le report de la décision.
Ce constat est d'autant plus important à 50 ans. L'horizon jusqu'à la retraite se raccourcit, ce qui rend chaque année d'attente plus coûteuse — mais qui impose aussi une répartition et une stratégie de décaissement rigoureusement adaptées à cet horizon. C'est précisément là qu'une planification structurée crée de la valeur : elle transforme l'incertitude en discipline, et le temps qui reste en avantage plutôt qu'en regret.
La question n'est donc pas « quand entrer sur le marché? », mais « ai-je une stratégie qui me permet de rester investi à travers les cycles, en cohérence avec mes objectifs, mon horizon et ma tolérance au risque? ».
Si vous souhaitez examiner votre situation avec rigueur, je vous invite à une conversation exploratoire. Aucune stratégie n'est appropriée sans une analyse de convenance individuelle.








